La Marche mondiale des femmes est lancée en Mauricie
Des centaines de femmes de la Mauricie se sont réunies au Cégep de Shawinigan pour le lancement de la Marche mondiale des femmes à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) a organisé ce rassemblement, animé par un spectacle lors duquel on a célébré le féminisme. Le spectacle Des milliers d’empreintes a été présenté au Cégep de Shawinigan le 8 mars. Ce spectacle visait à rendre hommage aux héritages féminins grâce au chant, à de la musique et à des poèmes. Pour la TCMFM, la mobilisation des femmes est toujours d’actualité. Bien que les conditions de vie des femmes en Mauricie soient semblables à celles du reste du Québec, du Canada et des États-Unis, par exemple, des problèmes subsistent. La directrice de la TCMFM, Joanne Blais, indique que la pauvreté est un problème auquel font face beaucoup de femmes. Le spectacle féministe Des milliers d'empreintes a réuni plus de 400 personnes au Cégep de Shawinigan. Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier Joanne Blais dénonce également la violence que subissent encore les femmes. La directrice de la TCMFM prévient qu'il y aura On est en 2025 et on sait que tout n’est pas acquis. La présidente-directrice générale de l’Académie des Amazones encourage toujours les femmes à prendre la parole alors que plusieurs hésitent encore à le faire. Elvire B. Toffa raconte que les femmes immigrantes, souvent très loin de leur famille, ont de la difficulté à verbaliser une situation de harcèlement, par exemple. Une quarantaine d'organismes dévoués aux femmes étaient réunis pour le lancement de la Marche mondiale des femmes. Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier Mme Nguatsi souhaite être une source de motivation pour montrer aux femmes qu’elles peuvent prendre la parole et lutter pour l’égalité. Le 8 mars 2025 a marqué le lancement de la sixième Marche mondiale des femmes. Jusqu’en octobre prochain, des mobilisations seront organisées partout dans le monde sous le thème de la violence, de la pauvreté et de la dégradation de l’environnement. Ce rassemblement mondial qui a lieu une fois tous les cinq ans appelle à des actions concrètes pour défendre les droits des femmes et pour bâtir une société fondée sur l’égalité et sur la justice. L’idée de ce mouvement mondial est née de l’action de plus de 800 femmes, en 1995, qui ont marché environ 200 kilomètres en 10 jours, entre Montréal et Québec, pour améliorer leur condition économique. Il y a 30 ans, elles avaient toutes convergé vers l’Assemblée nationale, portant avec elles neuf revendications concernant notamment l’emploi, le salaire minimum et l’équité salariale. Entre le 26 mai et le 4 juin 1995, des milliers de femmes avaient marché partout au Québec pour lutter contre la pauvreté. Photo : Radio-Canada Selon le Conseil du statut de la femme, 15 000 personnes attendaient les militantes à leur arrivée à Québec. Cette manifestation de solidarité a eu des effets collectifs considérables, dont la Loi sur l'équité salariale. Cette marche, baptisée « Du pain et des roses », faisait référence à la grève de 20 000 ouvrières qui travaillaient dans l’industrie du textile aux États-Unis en 1912. Le pain est symbole de travail et de conditions économiques décentes et les roses font référence à la qualité de vie. Avec les informations d’Alexandra FortinQuand on pense aux personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, on a quand même une majorité de femmes
, déplore Mme Blais. De façon générale, nos femmes vivent avec des revenus annuels moyens inférieurs à ceux des hommes
, ajoute-t-elle.
Trop de violence
, dit-elle : physique, psychologique, sexuelle, économique et institutionnelle.un grand impact sur nos femmes, que ce soit ici ou ailleurs dans le monde
, en raison des tendances conservatrices, de la montée de la droite ainsi que de la privatisation des soins de santé et de l’éducation.Oser en parler, c’est un début
, insiste-t-elle.
Il reste encore du chemin à faire
, déclare Nina Nathalie Nguatsi, coordonnatrice du Réseau d'action pour l'égalité des femmes immigrées et racisées du Québec en Mauricie. Elle est aussi d’avis que les femmes sont trop marginalisées, subissent trop de violence et ne sont pas traitées à leur juste valeur.On peut rebâtir le monde. On peut prendre de la place dans cette société qui est plus masculine. Notre voix peut porter.
Une année d’actions
Du pain et des roses

Advertising by Adpathway









